Service public pour l’insertion et l’emploi

Les collectivités locales et l'État unis pour le retour rapide à l’emploi

Jeudi 28 janvier, Brigitte Klinkert, ministre déléguée en charge de l’Insertion, était en Seine-Maritime pour lancer l’expérimentation du Service public pour l’insertion et l’emploi. Un dispositif destiné à faciliter le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA.

Bertrand Bellanger, le président du Département, et Brigitte Klinkert, à l’heure de la signature officialisant le partenariat entre l’Etat et le Département. (© Aletheia Press / B.Delabre)
Bertrand Bellanger, le président du Département, et Brigitte Klinkert, à l’heure de la signature officialisant le partenariat entre l’Etat et le Département. (© Aletheia Press / B.Delabre)

Lancement officiel… Jeudi 28 janvier, le Département de Seine-Maritime et ses partenaires ont accueilli Brigitte Klinkert, ministre déléguée en charge de l’Insertion, pour lancer l’expérimentation du Service public de l’insertion et de l’emploi, le SPIE. Un service public qui n’a jamais été autant d’actualité, et qui se veut innovant, fédérateur et … simple et efficace. « Ce que l’on veut à travers ce dispositif, c’est éviter le parcours du combattant pour les demandeurs d’emploi à travers une politique de décloisonnement des services publics », a résumé la ministre devant une assemblée, encore sous le choc de l’assassinat le matin même, d’une conseillère Pôle emploi de la Drôme. L’objectif est donc de rompre avec "la logique de silo", en fluidifiant le passage d’information entre les services engagés, pour un accompagnement sans rupture vers un retour à l’emploi.

43 300 foyers bénéficiaires du RSA

Dès l’appel à manifestation d’intérêt, le Département de la Seine-Maritime, s’est proposé d’expérimenter le dispositif, soutenu par les acteurs de l’insertion et par la Région. « La Seine-Maritime entend bien jouer tout son rôle pour accompagner le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA », insiste Bertrand Bellanger, président du Département. Le SPIE sera ainsi déployé sur le territoire des Boucles de Seine. Un territoire intéressant à plusieurs titres. D’abord il regroupe, à lui seul, 22 % de la population départementale. Mais surtout, il accueille plus de 14 000 bénéficiaires du RSA, soit près du tiers des allocataires seinomarins (43 300, en hausse de 5 % sur l’année 2020). « Chaque mois, ce sont 220 à 250 nouveaux bénéficiaires du RSA sur ce territoire », alerte Blandine Lefebvre, vice-président du Département en charge de l’insertion. D’ailleurs, son projet, la Seine-Maritime a choisi de le cibler sur les nouveaux bénéficiaires.

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Brigitte Klinkert : « Je suis heureuse que le SPIE puisse rassembler tous les acteurs au service des plus fragiles. » (© Aletheia Press / B.Delabre)

Un parcours personnalisé

De plus, les Boucles de Seine présentent l’avantage de couvrir trois collectivités locales dont la Métropole de Rouen et son Plan local d’insertion. Or, tout l’enjeu du SPIE est de créer des synergies entre les différents acteurs de l’insertion, entreprises comprises. « Elles sont de plus en plus inclusives, souligne Martine Chong-Wa Numeric, directrice régionale de Pôle Emploi. Nombreuses sont celles prêtes à s’engager dans cette dynamique d’immersion. » Un atout primordial, quand la logique du SPIE, dans sa version seinomarine, est de « proposer un parcours d’insertion construit, sans coutures, en associant le bénéficiaire dès le début », poursuit-elle. Ainsi, l’accompagnement débutera systématiquement par un entretien individuel poussé pour bâtir un parcours lisse et personnalisé. « Deux comités de pilotage se sont déjà déroulés, rappelle Blandine Lefebvre. Mi-février, nous serons opérationnels et les premiers entretiens individuels pourront être lancés début mars. »

Pour Aletheia Press, Benoit Delabre