L’ex-site de la raffinerie Petroplus dépollué à 70%

L’ex-site de la raffinerie Petroplus dépollué à 70%
L’ex-site de la raffinerie Petroplus dépollué à 70%

En septembre 2019, le groupe Valgo, en charge du dossier de dépollution et réhabilitation, affirme avoir dépollué à 70% l’ancienne raffinerie Petroplus ouverte depuis 1929 à Petit-Couronne (Seine-Maritime). Sélectionnée en 2014 par le tribunal de commerce de Rouen, l’entreprise enchaine des travaux de réaménagement de la friche tels que désamiantage, déplombage, déconstruction et traitement des effluents. Le chantier doit s’achever fin 2020 pour entamer les travaux d’aménagement par zone, avant la vente dès le milieu de l’année 2021 de lots aménagés, et la construction de bâtiments pour les investisseurs.

La société est chargée de dépolluer les 80 hectares de l’ancienne raffinerie. Ces travaux nécessitent un investissement de 40 millions d’euros pour réaménager la friche en zone industrielle. L’Etat et la collectivité, quant à eux, ont déboursé 5,1 millions d’euros de subventions, car l’opérateur devait retirer deux fois plus de déchets pétroliers des cuves et tuyaux qu’il n’était prévu.

Dépollution et démantèlement

Ainsi, plus de 55 000 tonnes de déchets pétroliers ont été évacués pour être traités par la suite. 75 000 tonnes de métaux et 4 000 tonnes de bitume sont entrés dans un cycle de recyclage, de même que 4 000 m3 de laine de verre. Par ailleurs, 70 000 tonnes de ferraille ont été retirés, tout comme 20 à 30 tonnes d’amiante. L’hydrocarbure qui nagent à la surface de la nappe phréatique, de son côté, n’a été pompé qu’à raison de 2 000 m3 sur les 12 000 m3 qui se trouvent sous la raffinerie à l’aide de 600 puits d’un diamètre de 20 centimètres. Les 10 000 m3 en suspension sous-sol sont jugés dégradable par la nature et ne sont donc pas récupérables. En fin, quatre cheminées sont dynamitées, les trois restantes, dont la plus emblématique blanche et rouge de 170 mètres, doivent l’être d’ici mi-2020.

Zakaria Anagra